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Vie militante / Buhez emsavel
 

Résumé rapide de l’engagement politique et culturel de Charlie

Difficile de résumer une vie de militantisme. Un livre n’y suffirait pas. Nous nous en tiendrons donc à l’engagement de Charlie à partir de son arrivée à Carhaix, en août 1981.

Lorsqu’il pose ses valises dans la capitale du Poher, Charlie sait où il arrive. Il connaît la ville de réputation. Une cité marquée très à gauche avec une forte présence du PCF. Le maire de la ville à l’époque, Jean-Pierre Jeudy est toujours « au parti ». Charlie est bien déterminé à donner de sa personne pour assurer sa place à la culture bretonne et notamment à la langue pour laquelle il s’engage immédiatement. Il adhère à la Maison pour Tous, dès le début anime une émission en langue bretonne sur une radio locale et donne des cours de breton, le soir. Les résultats ne sont pas toujours probants, mais les cours permettent de se créer un réseau de connaissances. C’est sur ces jeunes et moins jeunes qu’il va s’appuyer pour lancer un appel aux familles pour tenter de créer une école maternelle bilingue. La première tentative échoue. Trop peu de famille sont volontaires.


Panneaux bilingues 

Dans le même temps, Charlie milite à Skol an Emsav, une association bretonne qui œuvre pour la défense de la langue. Il devient même permanent pendant quelques mois. Avec des amis, il est à l’origine de « Rann ar stourmoù » (la section des luttes) au sein de l’association. Une partie des militants considère en effet que le combat pour la langue en général et pour la signalétique bilingue en Bretagne ne va pas assez vite ni assez loin. Fatigués de coller des lettres autocollantes sur les panneaux, une méthode onéreuse et qui ne gêne personne, ils organisent les premières opérations de démontage de panneaux routiers avec notamment une manifestation de remise devant la préfecture de Quimper. C’est de là que naît Stourm ar Brezhoneg et que débuteront les barbouillages de panneaux qui feront que les Côtes d’Armor d’abord puis le Finistère accepteront de mettre en place une signalétique routière bilingue.

 

 

Berrsell war stourmoù politikel ha sevenadurel Charlie

Diaes eo diverrañ ur vuheziad stourm. Re verr e vefe ul levr zoken. Kregiñ a raimp eta pa erruas Charlie e Karaez, e miz Eost 1981.
 

Pa daolas e sac’h e kêrbenn ar Poc’her, e ouie ervat Charlie pelec’h edo oc’h erruout. Ne oa ket dianav dezhañ ar vrud he doa kêr : ur gêr ruz, kreñv levezon ar PCF enni. Jean-Pierre Jeudy, aotrou maer Karaez da neuze, a oa bepred er strollad komunour. Mennet-mat eo Charlie da stourm a-wir-wellañ evit gounit lec’h da sevenadur Breizh, dreist-holl d’ar yezh hag eñ stagañ ganti kerkent. Emezelañ a ra e Ti-an-holl, ha diouzhtu ez a da ginniger abadennoù brezhonek en ur skingomz lec’hel hag ivez e ro kentelioù brezhoneg. N’eo ket bepred dispar-dispar frouezh e labour, met ar c’hentelioù a ro tro dezhañ da ziazezañ ur rouedad tud anavezet. En em harpañ a ray war ar re-se, kozh ha yaouank, evit klask sevel ur skol-vamm divyezhek. Un dro-wenn e vo : re nebeut a diegezhioù zo prest.

 

Panelloù divyezhek 

En hevelep mare e kemer perzh Charlie e Skol an Emsav, un aozadur a stourm evit difenn ar brezhoneg. Staeliad ar gevredigezh e vo e-pad un toullad mizioù. Gant mignoned e krouas « rann ar stourmoù » e diabarzh ar gevredigezh. Kavout a ra da lod eus ar stourmerien ez eo re glouar ar stourm evit ar yezh, hag evit kaout ur panellerezh divyezhek. Aet int skuizh o pegañ lizherennoù embeg war ar panelloù : un doare stourm koustus eo ha ne zirenk den ebet. Setu int hag aozañ an diviñsadegoù panelloù-hent kentañ, hag o verniañ o eost dirak prefeti Kemper. Diwar seurt oberoù an hini e vo krouet Stourm ar brezhoneg hag e vo duet panelloù, ken ma teuy Aodoù-an-Arvor da gentañ, ha Penn-ar-Bed da c’houde da staliañ panelloù divyezhek.

 

C’est à peu près à la même époque que renaît la fête de la langue bretonne à Carhaix. Sans doute pas un hasard.

Quelque temps après, contraint de lever le pied en raison de ses activités professionnelles à Ouest-France, Charlie aura néanmoins la surprise de voir débarquer à Carhaix le chargé de communication de l’Equipement du Finistère. Ce dernier le sollicite en tant que journaliste… pour organiser une réunion secrète entre le directeur de l’Equipement, des élus (conseillers généraux, municipaux) et Stourm ar Brezhoneg. Il s’agit de trouver un accord entre les « barbouilleurs »

Et l’Equipement. La réunion a lieu dans la plus grande discrétion au Griffon à Quimper. Une discrétion nécessaire car le préfet de l’époque est totalement hostile au bilinguisme. Il a ordonné à ses services, dont l’Equipement, de ne pas céder. Néanmoins, sous la pression des élus, les choses bougent. Il y a autour de la table en plus du directeur de l’Equipement et des représentants de Stourm ar Brezhoneg, le premier vice-président du Conseil Général, Jean-Yves Cozan, François Riou, conseiller général PS, Daniel Créoff, conseiller général PC, Daniel Cotten, adjoint au maire autonomiste… Le journalisme mène à tout.

 

 

E tro an hevelep mare ec’h adsav Gouel ar brezhoneg e Karaez. N’eo ket dre zegouezh.
 

Nebeut goude, ret dezhañ mont warbouesoc’h ganti en abeg d’e labour e Ouest-France, e vo souezhet Charlie o welet kargiad ar c’hehentiñ en Aveadur Penn-ar-Bed o tegouezhout e Karaez. Ha hemañ o tont da c’houlenn digant ar c’hazetenner… sevel un emgav kuzh etre rener an Aveadur, dilennidi (kuzulierien departamant ha ti-kêr) ha Stourm ar brezhoneg. Anv zo da gaout un emglev etre an duerien panelloù hag an Aveadur.
 

Graet e vo an emvod el leti Griffon e Kemper ; emvod divrud mar boe, rak prefed ar mare a oa groñs a-enep an divyezhegezh. Roet en deus urzh d’e servijoù, an Aveadur en o zouez, da venel dibleg. Hogen fiñval a ra an traoù da heul goulenn an dilennidi. Ouzh taol, en tu-hont da rener an Aveadur ha da izili zo eus Stourm ar brezhoneg, e kaver kentañ besprezidant ar C’huzul departamant, Jean-Yves Cozan, François Riou, kuzulier departamant PS, Daniel Créoff, kuzulier departamant PC, Daniel Cotten, eilmaer emrener e Karaez… Ar c’hazetennerezh a dalvez hag a gas da bep tra.

 

Création d’une école Diwan 

A Carhaix, avec quelques camarades, l’idée de créer une école Diwan a été remise sur le chantier un an après le premier échec. Cette fois, elle aboutie. L’école ouvre ses portes dans un garage après bien des polémiques et des péripéties. Le conseil municipal d’union de la gauche à la quasi-unanimité a refusé d’attribuer un local à l’école. Seuls les élus UDB (autonomistes de gauche) y sont favorables. Diwan démarre pourtant à Carhaix. Dans le garage de parents d’élèves. Chez Jean-Yves Le Corre, un des musiciens des Diaouled ar Menez, le célèbre groupe de musique des années 70. C’est un des « couacs » de la rentrée scolaire. La télévision s’empare du sujet. Peu de temps après le maire de la ville, Jean-Pierre Jeudy reviendra sur son refus. Ce qui ne sera pas sans poser des problèmes au sein de sa majorité. Charlie assurera quelque temps la présidence de l’école Diwan de Carhaix au moment où celle-ci connaîtra des difficultés internes. Diwan Carhaix vient de fêter ses 20 ans. Les deux filles de Charlie, Rozenn, aujourd’hui en 3e au collège de Plijidi et Katell ont eu la chance d’y débuter leur scolarité.

 

Création du Centre Culturel Breton 

C’est à l’époque de l’ouverture de l’école Diwan que l’idée de créer un Centre Culturel Breton à Carhaix germe. Il s’agit en fait d’ouvrir un local où les gens sensibilisées à la langue et la culture bretonne puissent se retrouver autour d’un verre de l’amitié ou lors d’un repas convivial. Le local est rapidement trouvé place de la mairie à Carhaix et les animations débutent rapidement. Cours de breton, cours de chant, action pour le bilinguisme (Carhaix sera une des premières villes à mettre des panneaux bilingues)…

Par ailleurs, l’association organise des manifestations comme une exposition d’artisanat, la fête des jeux traditionnels bretons, le trophée Per Guillou (concours de musique traditionnel), des concerts, des festoù-noz… Elle vient en soutien à Diwan et peut se permettre de dire haut et fort ce qu’une école ne peut pas forcément exprimer clairement. Au fil des années, l’association prend de l’importance, change de local et sert de creuset à de nombreuses autres initiatives qu’il serait trop long d’énumérer ici. Retenons les plus importantes.

 

Festival du livre en Bretagne 

C’est lors de la réunion secrète sur les panneaux bilingues évoquée plus haut que naît l’idée de relancer le festival du livre en Bretagne. Il avait lieu autrefois à Saint-Brieuc. Entre la poire et le fromage, alors que les barbouilleurs discutent avec l’Equipement, Jean-Yves Cozan, Martial Ménard et Charlie discutent de l’édition bretonne. M. Ménard regrette alors la disparition de la manifestation de Saint-Brieuc. « Pourquoi ne pas la relancer à Carhaix ? » demande J.Y. Cozan et regardant Charlie et Daniel Cotten. Un an après, la première édition a lieu sous le gymnase de Carhaix.

Le festival en est à sa 16e édition aujourd’hui. Il a vu passer de nombreuses personnalités : Erik Orsenna, Patrick Poivre- d’Arvor, Hervé Jaouen, Jean-François Coatmeur, Patrick Mahé… des centaines d’écrivains. Il regroupe chaque année les principaux éditeurs de Bretagne. Depuis quelques années, il a intégré le salon des romanciers de Bretagne menacé de disparition. Il édite chaque année la revue littéraire Spered Gouez.

 

Construction de Ti ar Vro 

Pas vraiment à l’aise dans son second local, le Centre Culturel Breton cherche à déménager à se trouver un peu plus d’espace. Il faut avouer que l’état de la maison n’est pas très reluisant. C’est à ce moment que des administrateurs du Centre Culturel prennent l’initiative d’acheter une cuisine de collectivité dont le matériel n’a aucune chance de rentrer dans le local. Ils se retournent sans rigoler vers Charlie et ses amis en leur disant « on a la cuisine, il vous reste à construire les murs… ». Ainsi naît la nécessité impérieuse de construire Ti ar Vro, la maison du pays ! Charlie et ses collègues montent un projet ambitieux et original et se mettent à la recherche du financement. L’association fait un emprunt, la ville donne le terrain, le département suit, la Région aussi… Les travaux de construction de Ti ar Vro démarre. Un exploit. Aujourd’hui, Ti ar Vro, gérée par le Centre Culturel Breton, abrite des associations culturelles bretonnes comme Dastum (collectage), DAO (cours de breton aux adultes), Roudour (stages de breton)… Elle est un lieu d’exposition et de réunion utilisée tout au long de l’année. De nombreuses villes ont cherché à s’inspirer de ce qui a été fait à Carhaix.

Il y aurait sans doute beaucoup à dire encore sur le comité de jumelage Carhaix-Oiartzun (une ville du Pays Basque sud), sur la venue du lycée Diwan à Carhaix, sur la création de l’office de la langue bretonne, sur la relance de la journée de la langue bretonne, sur les Editions An Here dont Charlie fut un temps président, sur la combat pour Diwan Breizh… mais la place nous est comptée. En résumé, juste une phrase peut-être de Charlie ‘ Il faut faire, mais faire avec les gens, tout en gardant en tête l’objectif qu’on s’est fixé dans la vie, travailler pour l’émancipation de la Bretagne ».

 

L’action politique 

Si en raison de son travail de journaliste, Charlie ne s’est jamais présenté aux élections sur le secteur de Carhaix, il n’est pas resté inactif politiquement. A  chaque élection cantonale, il a pris une part active dans la campagne des candidats autonomistes que ce soit avec Yves Rémond ou Louis Lofficial (plus de 10 % des voix). Il soutiendra également son ami Gérald Lambert sur la canton voisin de Maël-Carhaix (22).
 

Aux dernières municipales il sera dès le départ à côté de Christian Troadec, le fondateur du festival des Vieilles Charrues dont la liste gagnera la mairie.

Au dernier scrutin des régionales, Charlie militera pour une liste bretonne, écologiste et alternative. Elle verra le jour après l’accord entre les Verts et l’UDB. Après une fusion au second tour, cette liste permettra pour la première fois à quatre personnalités bien impliquées dans la défense de la Bretagne de faire leur entrée au Conseil Régional.

A noter enfin que Charlie, avec de nombreuses autres personnes d’horizons divers avait pris une part active dans le lancement de « l’appel de Carhaix ».

 

 

Krouidigezh ur skol Diwan 

E Karaez, gant un dornad kamaladed, e tistro war an tabiez ar soñj da sevel ur skol Diwan bloaz goude ar c’hwitadenn gentañ. En taol-se e tisoc’h an traoù da vat. Digeriñ a ra ar skol en ur c’harrdi goude darvoudoù ha tabutoù a bep seurt. Kuzul-kêr unaniezh an tu kleiz en deus nac’het reiñ ur savadur d’ar skol, tost da vat a-unvouezh. Dilennidi UDB hepken zo savet a-du. Stagañ a ra Diwan ganti koulskoude ; e karrdi unan eus tud ar vugale, Jean-Yves Le Corre, unan eus sonerien Diaouled ar Menez, strollad brudet ar bloavezhioù ’70. Un abadenn evit an distro-skol ! Ober a ra ar skinwel anv eus an degouezh. Nebeut goude, Jean-Pierre Jeudy, maer Karaez, a zistro war e nac’hadenn. Ac’hano e savo reuz e-touez e gendilennidi. E-pad ur pennad e vo Charlie prezidant ar skol p’he devo homañ ur mare diaes da vevañ. Er bloaz-mañ he deus skol Karaez goueliet he 20 vloaz. Div verc’h Charlie, Rozenn, bremañ en 3e klas skolaj Plijidi ha Katell o deus bet ar chañs da vezañ skoliataet enni.

 

 

Krouidigezh ar greizenn sevenadurel vreizhek 

Da vare krouidigezh Diwan an hini e voe soñjet digeriñ ur greizenn sevenadurel. Ar pal zo digeriñ ul lec’h ma c’hello an dud tomm ouzh yezh ha sevenadur Breizh lipat ur banne pe kemer ur pred a-gevret. Buan a-walc’h ez eus kavet ul lec’h e plasenn an ti-kêr ha ken buan all e stager d’ober traoù : kentelioù brezhoneg, kentelioù kanañ, oberiadennoù evit an divyezhegezh (bez’ e vo Karaez unan eus kêrioù kentañ o staliañ panelloù divyezhek)…


Ouhzpenn-se e vez aozet gant ar greizenn diskouezadegoù artizanerezh ar vro, gouel ar c’hoarioù breizhek, kenstrivadeg Pêr Gwilhoù, abadennoù sonerezh, festoù-noz… Skoazellañ a ra Diwan ha gallout a ra lavaret a-vouezh-uhel ar pezh na c’hell ket bezañ lavaret gant ur skol. Bloaz-ha-bloaz ez a ar greizenn war vrasaat ha cheñch a ra lec’h ; diwar he atiz e vo savet traoù re niverus evit bezañ displeget amañ. Kemeromp ar re bouezusañ.

 

Gouel al levrioù e Breizh

Da-geñver emvod kuzh ar panelloù-hent hon eus meneget uheloc’h e voe anv da adsevel saloñs al levrioù e Breizh. A-raok e veze graet bep bloaz e Sant-Brieg. E tro an dibenn-pred, p’edo an duerien panelloù o tivizout gant rener an Aveadur, Jean-Yves Cozan, Martial Ménard ha Charlie a gomz diwar-benn an embann e Breizh. Lavaret a ra Martial Ménard ez eus diouer eus ur seurt saloñs. « Perak ne vefe ket adsavet e Karaez ? » eme Jean-Yves Cozan o sellet ouzh Charlie ha Daniel Cotten. Bloaz goude, e voe savet ar gouel kentañ e jiminaz Karaez.

16 vloaz goude, e c’heller lavaret ez eus bet deuet tud ha pennadurezhioù a bep seurt : Erik Orsenna, Patrick Poivre-d’Arvor, Hervé Jaouen, Jean-François Coatmeur, Patrick Mahé… Bep bloaz e teu di embannerien bennañ Breizh. Abaoe un nebeud bloavezhioù e ro bod ivez da saloñs romantourien Breizh, pa oa hemañ o vont da vervel. Ha bep bloaz e vez embannet ar rollenn lennegel Spered gouez.

 
 

Ti ar vro 

Ne oa ket en he aez ar greizenn sevenadurel en he eil chomlec’h, setu ma klask dilojañ a-nevez evit kaout muioc’h a frankiz. Gwir a-walc’h eo ne oa al lec’h eus ar bravañ. Da neuze an hini eo o devoe tro merourien ar greizenn da brenañ ur gegin vras, kalz re vras evit mont er greizenn. Hag int da vont da gavout Charlie hag e vignoned : « bez’ emañ ar gegin ganimp, deoc’h da sevel ar mogerioù !... » Evel-se e voe savet Ti ar Vro. Sevel ur raktres ha klask arc’hant a rejont. Un amprest zo graet gant ar greizenn, an ti-kêr a ro an dachenn, an Dpartamant hag ar Rannvro zo mat dezho mont da heul… Hag al labourioù da gregiñ. Un taol kaer. Hiziv an deiz ez eo meret Ti ar Vro gant ar greizenn sevenadurel ; bodet ez eus enni aozadurioù evel Dastum, DAO, Roudour… A-hed ar bloaz e vez aozet diskouezadegoù ha dalc’het emvodoù ennañ. Niverus eo ar c’hêrioù o deus klasket ober heñvel.

 




Tu zo d’ober anv c’hoazh eus ar c’huzul gevellañ Karaez-Oiartzun (e su Euskadi), eus donedigezh lise Diwan e Karaez, eus krouidigezh Ofis ar brezhoneg, eus Devezh ar brezhoneg, eus ti-embann An Here a voe Charlie prezidant anezhañ, ar stourm evit Diwan Breizh, hag all. N’eus ket lec’h a-walc’h amañ. E berr gomzoù, ur frazenn diwar-benn Charlie : « lakaat a ra ober, met ober gant an dud, o virout sklaer en e benn ar pal en deus lakaet d’e vuhez : labourat evit rezidigezh Breizh ».


 

Al labour politikel 

Morse n’eo bet Charlie war ar renk en ur vouezhiadeg e bro Karaez, abalamour d’e vicher gazetenner. N’eo ket chomet dilabour war an dachenn bolitikel evit kelou-se. Kemeret en deus perzh da vat bep tro er mouezhiadegoù kanton evit skoazellañ an emrenerien a oa war ar renk, gant Ifig Rémond pe gant Loeiz Lofisial (muioc’h eget 10% eus ar mouezhioù). Skoazell a roy ivez d’e vignon Gérald Lambert er c’hanton amezek eus Mêl-Karaez.

Er vouezhiadeg ti-kêr e vo diouzhtu e-kichen Kristian Troadeg (aozer gouel an Erer kozh). Mont a ray an ti-kêr gant e listenn.

Er vouezhiadeg rannvro diwezhañ, e stourmo Charlie evit ul listenn vreizhek, ekologour ha dazeilat. Dont a ray war-wel goude un emglev etre UDB hag ar re c’hlas. Goude kendeuziñ en eil tro, al listenn a roy tro evit ar wech kentañ da gas d’ar C’huzul rannvro pevar den anavezet evit o stourm evit Breizh.

Kement ha klozañ, lavaromp c’hoazh en deus Charlie labouret gant kalz a dud all  evit sevel Galv Karaez.

 

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COMITE DE SOUTIEN A CHARLIE GRALL
TI AR VRO -  BP 103 -  29270 CARHAIX / KARAEZ  -  contact@soutiengrall.org