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Vie professionnelle / Buhez Micherel
 

Piv eo ?

Charlie GRALL est né à Laz, le 3 janvier 1955, dans une petite ferme isolée, au cœur du Finistère, dans les Montagnes Noires, à quelques kilomètres de Châteauneuf-du-faou. Il est le cinquième d’une famille de huit enfants et compte six sœurs et un frère. Son père après avoir été agriculteur sur une toute petite exploitation devient ouvrier, à Saint-Goazec dans un premier temps puis à Châteauneuf du Faou. C’est dans cette ville que Charlie suit une scolarité normale et sans problème. Il rentre en pension au collège public à Châteauneuf du Faou puis au lycée de Carhaix. C’est là qu’il découvre l’histoire et l’existence du peuple breton et de la Bretagne que tout au long de sa scolarité l’Education nationale lui avait cachée.

Après le lycée, il entre dans la vie active et dans la vie militante. Des années de découverte où il s’investit totalement avec la fougue de la jeunesse. On est dans les années 70.

Pose son sac

Après bien des aventures, il pose son sac à Carhaix en août 1981 bien décidé à y faire sa vie paisiblement. Il passe un concours pour entrer à la gare de Carhaix. Il termine premier. Mais, au dernier moment, alors qu’il est pratiquement embauché, le directeur de l’époque prend connaissance de son engagement politique et refuse de l'intégrer dans la grande famille des cheminots... Il fait bien. Quelque temps plus tard Charlie fait la rencontre du journaliste du Télégramme en poste à Carhaix à l’époque. René Perez, un homme avenant, dynamique avec qui il sympathise immédiatement. Celui-ci lui propose d’effectuer des remplacements à la rédaction. Les week-ends, les périodes de vacances, mais aussi des journées ici et là. Charlie accepte. Il fait ses débuts dans le journalisme. Des débuts un peu difficiles. Il lui faut apprendre l’écriture journalistique, les techniques, la photographie, le développement des pellicules… Mais aussi à respecter la ligne éditoriale du Télégramme.

Journalisme

À cette époque, on écrit encore à la plume et une secrétaire frappe les articles à la machine. Sous la conduite de René Perez, aujourd’hui directeur départemental à Quimper, Charlie fait ses premiers pas dans un métier qui déjà le passionne. Un peu plus d’un an après Charlie se retrouve dans « la maison d’en face », Ouest-France. Ronan Gorgiard, le journaliste en poste remonte une équipe et cherche quelqu’un pour le seconder sur Carhaix et les environs. C’est le début d’une longue collaboration avec Ouest-France et de nombreuses amitiés au sein d’un journal important où Charlie se trouve très bien. C’est l’époque où Jean-Luc Evin assure la direction départementale. « Une bête de travail, mais un véritable journaliste, proche du terrain sachant prendre le temps d’écouter les uns et les autres… », explique aujourd’hui Charlie. « Il pouvait compter nuit et jour sur « les trois mousquetaires » de Carhaix : Ronan Gorgiard, Jean-Yves Quéméner et moi-même ».

Au fils des années son statut évolue. Il aura la chance de faire le tour de toutes les rédactions du Finistère : Brest, Quimper, Landerneau, Quimperlé, Morlaix, Concarneau, Châteaulin. Avec quelques incursions dans les Côtes d’Armor à Loudéac et Saint-Brieuc, au service agriculture… Un travail « passionnant » au contact des gens et de l’actualité dans un département qui n’en manque pas.

Créer un hebdo

Puis, en 1995 il fait la rencontre de Christian TROADEC, le fondateur du festival des Vieilles Charrues qui vient d’être nommé journaliste à Carhaix pour le Télégramme. Régulièrement les deux hommes se retrouvent l’un en face de l’autre pour travailler. Malgré la concurrence entre les deux titres, ils sympathisent. Le soir, à l’heure de la COREFF, dont ils ignorent qu’un jour Christian TROADEC deviendra patron, ils évoquent une vieille idée des journalistes en poste à Carhaix : créer un hebdo de pays qui couvrirait le Centre-Bretagne en se moquant des découpages départementaux. Le pays de Carhaix est à Cheval sur trois départements : le Finistère, les Côtes d’Armor, le Morbihan. René Perez avait eu, lui aussi, l’idée, mais n’avait pas trouvé les moyens pour la réaliser. Les créateurs du Trégor en avaient aussi parlé sans trouver les « aventuriers » assez fous pour se lancer.

En un mois environ, le Poher Hebdo est créé. Un journal généraliste d’informations locales, micro-locales. Une affaire de fous effectivement. Mais le journal voit le jour non sans peine. Les deux journalistes maîtrisent à peine l’ordinateur ! Mais petit à petit le journal prend son envol et trouve son lectorat sous la houlette de Christian Troadec. Bien plus tard le titre sera racheté par le Télégramme.

Breizh Info

Charlie lui n’y reste pas longtemps. Il s’en va assez rapidement créer un autre journal, Breizh Info. Un changement total d’orientation. Breizh Info est un hebdomadaire militant en direction du mouvement politique breton. Pour réaliser ce journal Charlie fait l’acquisition de matériel d’imprimerie et s’attache la collaboration d’un imprimeur. Ainsi le journal est autonome. Le journaliste fait de tout : la mise en page, la saisie des articles de collaborateurs occasionnels, des communiqués, le pliage, la mise sous bande pour les expéditions, la livraison à la Poste… Mais, le journal arrive chaque semaine chez les abonnés.

Le journal sort sous un format A4 et est imprimé en noir et blanc. Le ton est militant. Breizh Info ne se fait pas que des amis. Un conseiller régional FN de Normandie, F. Le Rachinel, propriétaire d’une imprimerie à Saint-Brieuc le poursuivra en justice. Breizh Info gagnera. Après quelques années au format A4, Breizh Info décide de passer au format tabloïde et d’être imprimé sur des rotatives du groupe Ouest-France. L’expérience ne dure pas. Le coût d’impression est trop lourd. Après un  peu plus d’un an, il faut mettre la clef sous la porte. Charlie s’associe alors à une vingtaine de Bretonnes et de Bretons convaincus de la nécessité d’un journal hebdomadaire en Bretagne mais avec une ligne éditoriale bien plus modérée. Bretagne Hebdo voit le jour à Carhaix. Yann Goasdoué, jeune retraité, ancien directeur de la Coop Breizh en est le premier directeur de publication. Charlie est journaliste au sein d’une équipe de cinq professionnels. Rapidement les effectifs fondent face à la dure réalité économique. Charlie reste. Il animera le journal jusqu’à la fin. Bretagne Hebdo ferme ses portes au lendemain de la victoire de gauche à la Région. Le journal aura pendant les deux ans précédant le scrutin apporté sa contribution au débat.

Aujourd’hui, l’absence d’un hebdo breton se fait sentir.

 

Berrsell war vuhez Charlie

Bet ganet e Laz, en un tammig atant distourm war ar maez, e kreizig-kreiz Menez Du Penn-ar-Bed, nepell diouzh ar C’hastell-Nevez, Charlie zo da bempet, en un tiegezh eizh a vugale, dezhañ c’hwec’h c’hoar hag ur breur. Goude bezañ bet labourer-douar en un atantig, e teu e dad da vezañ micherour e Sant-Wazeg da gentañ, hag er C’hastell-Nevez da-c’houde. Eno an hini eo ez a Charlie d’ar skol, o teskiñ plaen ha brav : mont a ra da-c’houde da skolaj publik en hevelep kêr ha d’al lise e Karaez. Eno eo ivez e teuy dezhañ ober anaoudegezh gant istor ha buhez pobl Breizh a oa bet kuzhet outañ betek neuze gant an Deskadurezh Vroadel.
 

Da-heul al lise, e stag gant ar vuhez oberiat ha gant ar stourm evit e vro. Er bloavezhioù-hont en em ro penn-kil-ha-troad er stourm-se. Edod neuze en entan ar bloavezhioù ’70.

Teurel e sac'h

Goude un toullad brav a abadennoù, setu-eñ o teurel e sac’h e Karaez e miz Eost 1981, graet e soñj gantañ ren ur vuhez didrabas. Lakaat a ra e anv en ur genstrivadeg evit kaout labour e porzh-houarn Karaez ; hag eñ degouezhout da gentañ. Hogen, pa oa o vont da vezañ degemeret, setu ma teu ar rener da c’houzout petra e oa bet e vuhez politikel a-raok, hag eñ nac’h dezhañ bezañ ezel e familh vras an hent-houarn. Bravat dibab ! Nebeut goude e ra Charlie anaoudegezh gant René Perez, da neuze kazetenner an Télégramme e Karaez. Mignoniezh a sav etre an daou zen diouzhtu. Den hegarat ha leun a startijenn, René a ginnig da Charlie dont da labourat mare-mare pa zianko unan bennak eus ar skridaozerien, en dibennoù-sizhun, da goulz an ehanoù, met ivez un devezh bennak ouzhpenn bep an amzer. Mat eo ar c’hinnig da Charlie. Hag eñ stagañ gant ar vicher gazetenner. Diaezik an traoù en deroù ; ret dezhañ mestroniañ ar skrivañ kazetennel, an teknikoù, al luc’hskeudenniñn an diskuliañ filmoù… Hag ivez mont da heul linenn embannerezhel an Télégramme.

Ar vicher gazerenner

Da neuze e tornskriver c’hoazh ar pennadoù, hag ur sekretourez o skrivereze. Renet gant René Perez – hiziv rener departamant e Kemper – e astenn Charlie e gammedoù kentañ war hent ur vicher he deus kroget ennañ diouzhtu. Bloazik goude, setu Charlie en ti enep, Ouest-France. Emañ Ronan Gorgiard, pennkazetenner war al lec’h, oc’h adsevel ur skipailh, hag ezhomm dezhañ un eiler evit plediñ gant Karaez hag an diwardro. Setu kroget un hir a genlabour gant Ouest-France, ha setu ivez emgavioù gant mignoned niverus en ur gazetenn hollbouezus m’en em gav Charlie en e vleud. Jean-Luc Evin an hini a oa neuze pennrener departamant. « Ur c’hi-labour, met ur gwir gazetenner ivez, bepred war an dachenn, o c’houzout reiñ skouarn da hemañ ha d’egile… » eme Charlie hiziv. « Bez’ e c’helle kontañ war tri mouskeder Karaez : Ronan Gorgiard, Jean-Yves Kemener ha me. »

 

A-vloaz-da-vloaz ez a e bost-labour war wellaat. Chañs en do da labourat en holl skridaozerezhioù Penn-ar-Bed : Brest, Kemper, Landerne, Kemperle, Montroulez, Konk-Kernev, Kastellin. O vont gwech-pe-wech en Aodoù-an-Arvor, e Loudieg hag e Sant-Brieg, evit plediñ gant al labour-douar… ul labour blijus, a ro tro da gejañ ouzh tud hag ouzh darvoudoù hag a oa stank en departamant…

Ur sizhunieg


Setu 1995, ma ra anaoudegezh gant Kristian TROADEG, diazezer gouel an Erer Kozh, a oa o paouez bezañ anvet da gazetenner e Karaez evit an Télégramme. Ingalik en em gav an daou zen pep hini gant e vicher. Daoust d’ar c’hevezerezh zo etre an div gazetenn e teuont da vezañ mignoned. Da noz, da vare ar C’HOREV – na ouie den da neuze e teufe da vezañ tra Kristiañ TROADEG – e teu gantañ ur gaoz a oa o c’horiñ pell a oa etre kazetennerien Karaez : sevel ur sizhunieg bro o plediñ gant kreiz Breizh hag o kas da stoupa an troc’hoù departamant. A-c’haol emañ bro Garaez war dri departamant : Penn-ar-Bed, Aodoù-an-Arvor hag ar Morbihan. Bet e oa ivez René Perez gant ar soñj-se, met kuit a arc’hant, n’en doa ket gallet kas e soñj da bennvat. Krouerien Le Trégor ivez a oa bet ar gaoz-se ganto, nemet e reas diouer dezho an dud « bouzellek » a-walc’h evit kregiñ ganti.

Miz goude e teu ar Poher Hebdo er gouoù. Ur gazetenn pep-tra o lakaat ar gaoz war an darvoudoù lec’hel, lec’hel kenan diouzh ret. Ya, bouzelloù a oa ret da gaout. Ha n’eo ket diboan eo deuet ar gazetenn er-maez. A-vec’h ma oar an daou gazetenner ober gant un urzhiataer. Met bep un tammig ez ar marc’h gant ar big hag e kav ar gazetenn he lennerien dindan renerezh Kristian Troadeg. Kalz diwezhatoc’h e teuy ar Poher da vezañ tra an Télégramme.

Breizh Info

Ne chomas ket pell Charlie eno. Buan a-walc’h e savo ur gazetenn all, Breizh Info. O skeiñ war-zu ur pal all. Breizh Info zo ur gazetenn stourm skrivet evit tud an emsav. Evit sevel ar gazetenn nevez e pren Charlie binvioù moullañ hag e kemer gantañ ur mouller a-vicher. Evel-se ez eo dizalc’h ar gazetenn. Dorn ar c’hazetenner zo e pep lec’h : aozañ pajennoù, skriverezañ pennadoù an genskriverien diavaez, plegañ ar gazetenn, lakaat ar vandenn-gas, mont d’an ti-post… Ha bep sizhun  en em gav ar gazetenn e ti ar goumananterien.

Stumm A4 he deus ar gazetenn, moullet gwenn ha du. Liv ar stourm zo warni. Estreget mignoned he deus. F. Le rachinel, kuzulier-rannvro F.N. e Normandi he c’haso dirak al lez-varn. Breizh Info a c’hounezo. Goude un toulladig bloavezhioù gant ar stumm A4, e kemero ar gazetenn ar stumm tabloid hag e vo moullet war gwaskerelloù-tro stroll Ouest-France. Ne bado ket an traoù. Re ger eo ar moullañ. Muioc’hik eget bloaz goude e vo ret prennañ ar stal. En em gevrediñ a ra Charlie gant un ugent bennak a Vretoned a soñj ganto ez eo ret kaout ur gazetenn sizhuniek e Breizh, dezhi un ton stourm didaeroc’h un tamm. Setu ma teu Bretagne Hebdo er-maez e Karaez. Yann Gwazdoue, nevez-aet war e leve, a gemer ar post rener war an embann kentañ. Ha Charlie zo kazetenner en ur skipailh a bemp kazetenner. Buan a-walc’h avat, e vihana ar skipailh, dirak nerzh an arc’hant. Charlie a chom e-unan. Betek fin an abadenn e ray war-dro ar gazetenn. Deuet an tu-kleiz e penn ar rannvro, setu fin d’ar gazetenn. Hogen, en daou vloavezhiad diaraok ar vouezhiadeg, he devo ar gazetenn roet he mouezh da glevet.

Hiziv c’hoazh, e klever pouez ar goullo er c’hazetennerezh e Breizh.

 

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TI AR VRO -  BP 103 -  29270 CARHAIX / KARAEZ  -  contact@soutiengrall.org